Indice Codito BTP · Priorité n°13 ex aequoSaisie & logiciels

Comment préparer la facturation électronique dans une entreprise du BTP ?

La réponse courte

En s'y prenant par les flux : recenser tous les cas de facturation de l'entreprise (situations, acomptes, retenues de garantie, sous-traitance, révisions de prix), vérifier que la plateforme agréée choisie et le logiciel de facturation les couvrent, puis tester avant l'échéance. La réforme est aussi l'occasion d'automatiser le traitement des factures reçues.

Ce qu'on observe sur le terrain

Données de l'Indice Codito BTP, issues d'entretiens et d'audits avec des acteurs du BTP. Chiffres déclarés en entretien ou en audit. Revue du 1er octobre 2026.

Facturation électronique obligatoire : plateforme pas prête, charge en plus, cas du bâtiment mal couverts selon les entreprises

Dans une entreprise, la plateforme n'est pas encore opérationnelle ; dans une autre, la facturation électronique s'annonce comme une charge administrative de plus ; une troisième estime que les solutions agréées ne couvrent pas les cas de facturation du bâtiment.

Métrique observée
52 cas

de facturation recensés dans le bâtiment, mal couverts par les solutions agréées selon une entreprise

Estimation Codito (hypothèses, 40 €/h)
≈ 3 760 €/an

2 h/semaine × 47 semaines × 40 €/h = 3 760 €/an

Hypothèse Codito : 2 h par semaine de charge administrative supplémentaire.

Pourquoi ça arrive

Le BTP cumule des cas de facturation particuliers (situations, sous-traitance, paiement direct). Dans une entreprise de l'Indice, le dirigeant estime qu'aucune solution agréée ne les couvre tous et cite 52 cas recensés par la profession.

Dans une autre, la plateforme agréée venait tout juste d'être choisie et n'était pas encore déployée, à quelques mois de l'obligation de réception du 1er septembre 2026.

Dans une troisième, la réforme est vue comme une charge de plus pour une comptable déjà prise par les tâches répétitives.

Ébauche de solution

La démarche que nous appliquons, à adapter à chaque entreprise.

  1. 01

    Recenser ses cas de facturation

    Situations de travaux, acomptes, retenues de garantie, paiement direct des sous-traitants, révisions de prix, avoirs : faire la liste réelle de l'entreprise.

  2. 02

    Vérifier la couverture par les outils

    Interroger l'éditeur du logiciel de facturation et la plateforme agréée envisagée sur chacun de ces cas, par écrit.

  3. 03

    Organiser la réception

    Depuis le 1er septembre 2026, l'entreprise doit pouvoir recevoir des factures électroniques. Celles des grandes entreprises et ETI arrivent déjà structurées, celles des PME suivront au 1er septembre 2027 : c'est l'occasion d'automatiser leur rapprochement avec les commandes et les bons de livraison.

  4. 04

    Tester avant l'obligation d'émission

    Émettre et recevoir des factures de test sur les cas les plus complexes, avec l'expert-comptable, avant l'obligation d'émission (1er septembre 2027 pour les PME).

Questions fréquentes

Quel est le calendrier de la facturation électronique ?

Selon le calendrier fixé par les lois de finances pour 2024 et 2025, toutes les entreprises assujetties à la TVA établies en France doivent pouvoir recevoir des factures électroniques depuis le 1er septembre 2026 ; l'obligation d'émettre s'applique depuis cette date aux grandes entreprises et aux ETI, et à partir du 1er septembre 2027 aux PME et micro-entreprises. Vérifiez les dernières mises à jour sur le site officiel de l'administration fiscale.

Qu'est-ce qu'une plateforme agréée ?

C'est un opérateur immatriculé par l'administration fiscale pour émettre, recevoir et transmettre les factures électroniques et les données de facturation. Chaque entreprise doit en choisir une.

Les situations de travaux sont-elles concernées ?

Oui, ce sont des factures. C'est justement un des cas BTP à vérifier en priorité auprès de son éditeur et de sa plateforme.

Sur le même thème

Pour aller plus loin